Nous étions présents le 26 octobre lors du rassemblement à Evreux, place de l’hotel de ville à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme de l’Eure pour apporter notre soutien aux victimes et aux familles victime d’un attentat terroriste et raciste à Trappes et à La Verrière vendredi dernier et pour rendre hommage à PENGO BOSSIO WANGI, assassiné également pour des préjugés racistes et xénophobes.
C’était aussi l’occasion, en toute indépendance, refusant toute instrumentalisation politique d’où qu’elle vienne, de réaffirmer notre combat à l’UD FO de l’Eure contre toutes les formes de racismes et de xénophobie, qui sont contraires aux valeurs que nous portons depuis nos origines à la Cgt-FO.
Cette banalisation des idéoligies, des disocurs et des actes racistes et xénophobes doit être donc combattues de toutes nos forces, partout où c’est possible.
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Même si nous n’avons pas pu prendre la parole pour différentes raisons, nous souhaitons vous faire part du texte que nous avions préparé pour l’occasion :
"Vendredi à Trappes et à La Verrière, une personne a perdu la vie. D’autres ont été blessées, dont une enfant de 12 ans qui se bat toujours pour sa vie.
Au nom de l’Union Départementale FO de l’Eure, nous voulons avant tout, adresser à la famille de la victime, PENGO BOSSIO WANGI, nos condoléances les plus sincères et profondes.
À toutes les victimes, à tous leurs proches, nous disons : vous n’êtes pas seuls. La classe ouvrière tout entière se tient à vos côtés.
Car ce qui a frappé Trappes et La Verrière, n’en doutons pas, c’est un attentat raciste et xénophobe.
Il n’est pas tombé du ciel. Il s’inscrit dans une ambiance réactionnaire que certains cultivent, une société du rejet de l’autre, une machine à désigner des boucs émissaires pour sa couleur de peau, pour sa religion, pour son orientation sexuelle.
Tout ceci est insupportable et contraire aux valeurs républicaines, de liberté, d’égalité et de fraternité.
Alors nous voulons rappeler ce que nous sommes.
Lors de notre congrès d’Union Départementale, le 5 novembre 2025, nous avons adopté une position solennelle. Permettez-moi de vous en citer l’essentiel :
« Le congrès confirme son combat constant contre toute idéologie et/ou toute politique publique raciste, xénophobe, antisémite, islamophobe, homophobe et toute forme de discrimination qui va à l’encontre des intérêts de tous les travailleurs, des valeurs de la République et des principes fondateurs de la CGT-Force Ouvrière. »
Et nous avons aussi affirmé, sans détour, notre opposition à toute société fondée sur le rejet de l’autre. Celle qui stigmatise l’étranger, l’immigré. Nous combattons toute politique qui prétend imposer la préférence nationale ou remettre en cause le droit du sol. Car le droit du sol, camarades, n’est pas un détail technique : il est l’un des socles de l’universalisme républicain.
Plus récemment encore, le 30 septembre dernier, notre commission exécutive l’a réaffirmé :
« La solidarité ouvrière n’a pas de couleur, d’origine ni de religion. La réponse aux problèmes sociaux ne sera jamais raciste : elle sera collective, syndicale et solidaire. »
Ces mots-là, ce sont nos mots. Ce sont les mots de FO 27. Et ce combat, nous ne le menons pas seulement dans les textes, mais en nous mobilisant à chaque fois que c’est necessaire. Et c’esrt à nouveau le cas aujourd’hui.
Le 19 septembre dernier, comme dans de nombreux autres moments ces dernières années, nous étions dans la rue, aux côtés de la Ligue des Droits de l’Homme, contre toutes les formes de discrimination et de racisme, pour la défense de la démocratie. Parce que la démocratie ne se décrète pas : elle se défend, debout, ensemble, dans la rue comme dans les instances.
Car nous voyons comment les discours de haine fonctionnent : ils désignent toujours les mêmes coupable, c’est-à-dire les migrants, les minorités, les plus précaires. Toujours les plus fragiles.
C’est le plus vieux des procédés : faire payer aux victimes les échecs des responsables.
Nous, syndicalistes FO, nous savons que ce ne sont pas les migrants qui prennent nos usines, qui cassent nos services publics, qui bloquent nos salaires.
La réponse aux problèmes sociaux ne sera jamais raciste : elle sera collective, syndicale et solidaire.
Ce qui s’est passé à Trappes et à La Verrière nous oblige. Le combat contre toutes les formes de racisme et de xénophobie, contre toute société de rejet de l’autre, doit être constant et sans ambiguïté.
Pas seulement quand l’actualité nous y contraint. Pas seulement les soirs de tragédie, mais chaque jour, dans nos locaux, sur nos lieux de travail, dans nos luttes parce que que ce sont nos valeurs originelles à la CGT-FO.
À la famille endeuillée, aux victimes, aux habitants de Trappes et de La Verrière mais aussi plus largement à toutes celles et ceux qui subissent quotidiennement ce racisme, cette xénophobie nous apportons notre soutien total, notre solidarité sans condition.
Vive la solidarité ouvrière !
Vive la République universelle, indivisible et fraternelle !"